FO
CAF13
La loi n° 2008-1130 du 17 décembre 2008 de financement de la sécurité sociale a instauré pour 2009 un dispositif de prise en charge par l’employeur d’une partie des frais de
transport, publics ou personnels, engagés par les salariés pour aller ou revenir de leur travail.
Ce dispositif est désormais applicable, le décret qui en fixe les modalités étant publié au JO. Rappelons que cette nouvelle aide se substitue au chèque
transport, qui est abrogé.
Tous les employeurs, quels que soient l’effectif de leur entreprise et sa localisation, ont désormais l’obligation de prendre en charge une partie du prix des titres d’abonnement aux transports collectifs, souscrits par leurs salariés pour se déplacer entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail (C. trav., art. L. 3261-2 modifié). Le décret détaille les modalités de cette participation (C. trav., art. R. 3261-1 à R. 3261-1-16 nouveaux).
• Montant
La prise en charge de l’employeur est égale à 50%du coût du titre d’abonnement pour le salarié, sur la base des tarifs de 2e classe
• Titres de transports
Sont concernés :
– les abonnements multimodes à nombre de voyages illimité et des abonnements annuels, mensuels, hebdomadaires ou à renouvellement tacite à nombre de voyages illimité, émis par la SNCF, les
entreprises de transport public et les régies et autres personnes mentionnées à l’article 7 de la loi du 30 décembre 1982 d’orientation des transports intérieurs ;
– les cartes et abonnements mensuels, hebdomadaires ou à renouvellement tacite à nombre de voyages limité délivrés par la RTM, la SNCF, les entreprises de l’Organisation professionnelle des
transports d’Ile-de- France ainsi que par les entreprises de transport public et les régies mentionnées ci-dessus ;
– les abonnements à un service public de location de vélos ( de type velocity).
Le bénéficiaire peut demander la prise en charge du ou des titres de transport lui permettant d’accomplir le trajet de sa résidence habituelle à son lieu de travail dans le temps le plus
court.
Si le titre utilisé correspond à un trajet supérieur au trajet accompli dans le temps le plus court, la prise en charge est faite sur la base de l’abonnement qui permet strictement de faire ce
dernier trajet.
• Remboursement![]()
Pour obtenir le remboursement,
le salarié doit remettre ou présenter à son employeur les titres de transport achetés (permettant d’identifier le titulaire).
S’agissant de la location de vélos ou des travailleurs intérimaires,une attestation sur l’honneur suffit.
L’employeur procède au remboursement dans les meilleurs délais et, au plus tard, à la fin du mois suivant celui pour lequel ils ont été validés. Les titres dont la période de validité est
annuelle font l’objet d’une prise en charge répartie mensuellement sur la période d’utilisation.
Le décret précise qu’un accord collectif peut prévoir d’autres modalités de preuve et de remboursement, mais pas des délais
plus longs.
• Si le salarié perçoit déjà
des indemnités représentatives de frais pour ses déplacements domicile-travail qui dépassent la moitié du prix de son abonnement, l’employeur peut lui refuser le remboursement.
Concernant les Frais de carburant 
En application de la Loi de
Finance de la sécurité Sociale 2009, les employeurs ont la possibilité (mais pas l’obligation) de prendre en charge, dans des conditions sociales avantageuses (exonérations fiscales et
sociales) tout ou partie des frais de carburant – ou d’alimentation de véhicules électriques – de leurs salariés qui utilisent leur véhicule personnel, soit parce que leur lieu de résidence ou de
travail est situé en dehors d’un périmètre de transports collectifs, soit parce que leurs horaires de travail ne leur permettent pas de les utiliser.
Le décret précise que dès lors qu’il est accordé, cet avantage doit bénéficier à l’ensemble des salariés remplissant ces conditions, selon les mêmes modalités et en fonction de la distance
domicile-travail.
Les salariés concernés doivent communiquer à l’employeur les éléments justifiant cette prise en charge.
NB - Sont exclus du bénéfice de l’Aide au Transport :
– les salariés bénéficiant d’un véhicule mis à disposition permanente par l’employeur avec prise en charge par celui-ci des dépenses de carburant ou d’alimentation d’un véhicule électrique ;
– ceux logés dans des conditions telles qu’ils ne supportent aucun frais de transport domicile-travail ;
– ceux dont le transport est assuré gratuitement par l’employeur.
Modalités communes de ces Dispositions
Certaines dispositions visent
les deux volets de l’aide au transport.
• Le montant de la prise en
charge des frais de transports doit figurer sur les bulletins de salaire, l’omission de cette mention n’étant toutefois passible d’une sanction pénale qu’à compter du 1er avril 2009.
• En cas de changement des
modalités de remboursement des frais, l’employeur doit avertir les salariés au moins un mois à l’avance.
• Le salarié à temps partiel
employé au moins à mi-temps (par rapport à la durée légale ou la durée conventionnelle si elle est inférieure) bénéficie d’une prise en charge équivalente à celle d’un salarié à temps
complet.
Si son temps partiel est inférieur à un mi-temps, la participation est calculée au prorata du nombre d’heures travaillées par rapport au mi-temps.
• Le salarié, exercant son
activité sur plusieurs lieux de travail au sein d’une même entreprise qui n’assure pas le transport sur ces différents lieux, peut prétendre à la prise en charge du titre de transport ou des
frais de carburant lui permettant de réaliser l’ensemble des déplacements qui lui sont imposés entre sa résidence habituelle et ses différents lieux de travail, ainsi qu’entre ces lieux de
travail.
• L’employeur est puni d’amende
prévue au titre des delits de 5e classe (allant jusqu'à 15.000 Euros au maximum) en cas de méconnaîssance de ces dispositions légales.