Apres edwige, cristina souleve les foules.

Publié le par FOCAF13



Cristina (pour Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les intérêts nationaux) n’en est pas moins dangereux. Classé « secret défense », il contient aussi des données à caractère personnelles sur les personnes fichées. Mais son spectre est plus large puisqu’il englobe leurs proches et leurs relations.

Cristina est aussi issue de la réforme du renseignement, qui a abouti à la fusion entre les RG et la DST pour créer la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Mais, à la différence d’Edvige, Cristina conserve le caractère secret des anciens fichiers DST. En clair, le premier est soumis au contrôle de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), l’autre pas. Cristina demeure donc inaccessible.

Que contient-il ? Officiellement, sa mission s’inscrit dans celle de feu la DST. À savoir, la lutte contre l’espionnage, le terrorisme, la protection du patrimoine économique, et la surveillance des individus et mouvements susceptibles de « porter atteinte à la sécurité nationale ». Sachant que la DCRI a aussi pour mission de « contribuer à la surveillance des communications électroniques et radioélectriques susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l’État », on peut facilement imaginer que Cristina regorgera de données issues des écoutes téléphoniques et d’Internet. Dans l’opacité la plus complète.

Combien de personnes pourront être concernées ? Beaucoup sans doute. Un indice : dans le cadre de la fusion RG-DST, les effectifs des policiers faisant du renseignement traditionnel (susceptible d’aller dans le fichier Edvige) sont passés de 4 000 à 1 000. En revanche, ceux de la DCRI (ex-DST),

La Confédératon  FO  Refuse Edwige

« Après le logiciel Ardoise, qui avait été finalement retiré par le ministère de l’Intérieur, le gouvernement revient à la charge avec le fichier Edvige. Cette mise en fiches des citoyens qui porte atteinte aux libertés individuelles et collectives est, pour Force ouvrière, totalement inacceptable comme est inacceptable que – fait sans précédent dans notre République – soit 13 ans catalogués comme des délinquants potentiels. Voilà une nouvelle brèche dans le principe républicain de la présomption d’innocence et dans les principes de non-discrimination et de violation de la vie privée. Ce fichier est une forme d’orwellisation de la société que Force ouvrière condamne fermement. C’est pourquoi, outre la saisine du Conseil d’État, la CGT-FO examine ce texte au regard des conventions internationales. »

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Publié dans politique Nationale

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