En direct du SNFOCOS

Publié le par FO CAF13


Ce lundi matin, 16 Mars,le personnel de la CAF, employés et cadres, s'est mis en grève.
Les conditions de travail étaient devenues intolérables.


Les suppressions de postes opérées depuis plusieurs années, ont conduit à l'épuisement du personnel. Le service public devient limite, on fait des choix ça et là : soit on répond au téléphone, soit on reçoit le public, soit on liquide les dossiers, mais tout ensemble, bien et dans des délais corrects, on ne sait plus faire.


Aucun secteur n'est épargné : pour tenir les objectifs de délais de liquidation, on dégarnit les services " supports ", qui, à leur tour, n'en peuvent mais…
Cette description doit rappeler à de nombreux collègues les conditions qu'ils connaissent eux-mêmes dans leurs caisses, et pas seulement en Allocations familiales.

Ajoutez à cela un échange informatique qui se plante, et vous aurez alors à gérer 900 personnes chaque jour à l'accueil, et un degré d'énervement qui monte d'heure en heure, allant jusqu'au risque d'agression pour les agents présents.


Ce matin, mardi 17 mars, nos collègues ont reconduit leur grève en assemblée générale. Le SNFOCOS a apporté son soutien plein et entier à la grève, considérant que les objectifs que portent les cadres ne peuvent pas être réalisés dans les conditions actuelles de sous-effectif et d'absence de reconnaissance des personnels, cadres et employés, en terme de rémunération et de classification.


Or, nous savons qu'ajouté à cette situation d'extrême fragilité des organismes, le moindre ingrédient transforme la réalité calme d'un jour en précipité chimique très explosif.
Et la tension qui règne dans les organismes du fait des suppressions de postes et de grilles salariales totalement inadaptées nous amène au point de non retour.

C'est pourquoi nous réaffirmons qu'on ne saurait aborder les négociations nationales à venir sans remettre les choses dans l'ordre.

Résumons-nous : la classification actuelle est assise sur la performance. Quid de la " performance " du cadre qui n'a aucun des moyens nécessaires à la réalisation des objectifs qu'on lui a fixés ?
(Et surtout, que l'on ne vienne pas nous chanter que les objectifs sont négociés !) Nous voilà donc dans un univers proprement kafkaïen.

Et cela ne peut pas perdurer, c'est ce que la grève de la CAF 13 démontre à tous.

Si l'on veut distinguer particulièrement les compétences d'un salarié, il faut commencer par rémunérer tout le monde correctement de sorte que cela ne constitue pas un substitut de salaire, Il faut continuer en rémunérant les agents selon le métier qu'ils exercent, de la même façon d'une caisse à l'autre, ce qui est maintenant loin d'être le cas,Il faut payer les agents suivant leur degré d'expérience et de responsabilité, Il faut enfin donner à tous les moyens de travailler.


On a considéré ces dernières années le personnel des caisses de sécurité sociale comme une variable d'ajustement des budgets.
Il semble bien que cela ne puisse pas continuer.

On ne peut plus travailler comme cela.
Dans ces conditions, il serait sans doute raisonnable de porter la plus grande attention aux revendications des cadres portées par le SNFOCOS.


                                                    Marseille, le 19 mars 2009



Publicité

Publié dans Juridique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article