Le congrès FO fait le plein à La Rochelle
Le 53ème congrès des délégués Force Ouvrière (FO) s'est tenu trois jours à La Rochelle. Jean-Claude Mailly,
devant 1200 délégués, a prêché la mobilisation de tous pour faire pression sur le Gouvernement et le Président de la République.
Crise financière, crise sociale, dégâts industriels, pouvoir d'achat, les arguments ne manquent pas pour qu'il prône l'organisation (avec les 7 autres centrales syndicales) d'une journée de "grève franche" avec les salariés du public et du privé avant le mois de juin, c'est-à-dire une journée de paralysie totale du pays.
Auparavant il a rappelé que le sentiment d'injustice sociale ressentie aujourd'hui dans le monde du travail se traduirait par une grande manifestation unitaire le 1er mai.
Serge Legagnoa, secrétaire général (depuis 2007 et candidat à un nouveau mandat) de la fédération concernée rappelait que le congrès « avait débuté avec le conseil national, espèce de Parlement de la fédération. C'est la deuxième fédération, en nombre, de Force ouvrière. Elle regroupe les secteurs d'activité de la sécurité sociale, des banques, des assurances, du commerce, du pôle emploi... soit 100 conventions collectives ».
Revendications et crise
Se gardant de donner le nombre de syndiqués tout en renvoyant « à la moyenne nationale, entre 8 et 10 %, mais nous avons une bonne marche de progression », Serge Legagnoa met par contre l'accent sur la qualité des débats qu'il attend de ce congrès. « Du fait des préoccupations et revendications des salariés que portent nos organisations mais aussi parce que nous tenons ce congrès en pleine crise du capitalisme. »
Ainsi, si le refus du travail du dimanche, la dénonciation du temps partiel imposé et les conséquences de la fusion ANPE et Assedic restent tout à fait d'actualité, la crainte des plans sociaux dans le secteur bancaire (fusion Caisse d'épargne et Banques populaires) et des assurances (inquiétude avec la fusion annoncée entre Macif, Maif et Matmut) ainsi que la mobilisation à mettre en face pour les contrer devraient être débattus. « Ces plans ont déjà commencé », insiste Serge Legagnoa, prompt à élargir la discussion sur la question du plan de relance gouvernemental : « Il n'est pas du tout satisfaisant parce qu'il ne met pas en place une vraie relance de la consommation. » Le secrétaire général de la fédération des employés et cadres demande aussi ardemment « d'isoler les actifs toxiques afin de redonner confiance au marché ».
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