Suite de l'interfédérale

Publié le par FO

Cher(e)s camarades,

 

Vous avez pris connaissance dans l’envoi précédent de la lettre adressée par l’ensemble des Organisations syndicales au Président du COMEX/UCANSS.

 

Cette initiative fait suite à l’interfédérale qui s’est tenue le 15 décembre 2010 sur laquelle nous faisons, ici, le point.

 

Avant, il convient de replacer notre démarche dans le contexte général marqué par une offensive contre la Sécurité sociale dans la suite de la contre-réforme des retraites.

 

Lors de son intervention à l’issue de la manifestation du 15 juin 2010 JC Mailly avait déclaré : « Cela fait plusieurs semaines que nous expliquons que les retraites, c’est la mère des revendications. Tout simplement parce que le gouvernement en a fait la mère des contre-réformes » et aussi « Défendre les retraites aujourd’hui, c’est défendre aussi demain l’assurance maladie ».

 

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir malheureusement confirmer les déclarations du Secrétaire général de notre Confédération.

 

En effet dès le 24 novembre le nouveau, ex Premier ministre Fillon dans son discours de politique générale  à l’Assemblée nationale indiquait :

 

« Avec l’emploi, la sauvegarde et la modernisation de notre système de protection sociale s’imposent à nous. Nous avons commencé avec la réforme des retraites. Avec Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot, nous allons poursuivre. Nous ne devons pas laisser dériver les comptes de l’assurance maladie par démagogie. Nous ne pouvons pas esquiver sur cette question notre responsabilité collective. Nous lancerons une concertation nationale sur la protection sociale qui associera tous les acteurs, les partenaires sociaux, les professionnels de santé, les mutuelles, les assurances, les collectivités territoriales, au premier rang d’entre-elles les Conseils généraux. »

 

Il y a beaucoup à dire sur cette déclaration mais ce n’est pas l’objet de cette lettre. L’essentiel à retenir, pour nous, est que la Sécurité sociale est bien maintenant dans le collimateur.

 

 

 

 

Toute l’offensive en cours dans les organismes, quelle que soit la branche, (regroupement des activités, fermeture des centres d’accueil, départementalisation des CAF après la fusion des CPAM, régionalisation des Urssaf,  COG 2010-2013 de l’assurance maladie,.......) de même que les propositions du Comex/Ucanss sur les salaires, la mensualisation de la prime de vacances, la réduction de moitié des jours pour le mariage de l’agent....s’inscrivent dans ce plan de destruction de la Sécurité sociale.

 

Le démantèlement des structures de la Sécurité sociale s’accompagnant de milliers de suppressions de poste et les menaces sur notre Convention collective nationale sont inacceptables.

Les Fédérations représentatives du personnel de la Sécurité Sociale ont une responsabilité non seulement pour défendre les acquis collectifs du personnel mais pour tout faire, à la place qui est la leur, pour sauvegarder la Sécurité Sociale, bien commun de toute la classe ouvrière.

 

C’est avec cette préoccupation que le Bureau de la Section fédérale a répondu favorablement à la proposition de la Fédération CGT de se rencontrer le 15 décembre afin de construire une réponse à la hauteur de la situation.

 

Le Secrétaire de la Section fédérale a précisé dès sa première intervention, que, pour FO, la condition de l’action efficace, c’est la clarté et la précision des revendications. Rester sur des « revendications généralistes » comme «  emploi, salaires », ce n’est pas la bonne réponse. Le personnel est inquiet, à juste titre. Il veut des revendications claires, nettes.

 

La revendication concernant les salaires doit être l’augmentation de la valeur du point et le refus clairement exprimé de la remise en cause du 13ème mois. Celle touchant à la défense des droits et acquis du personnel doit se traduire par le maintien de la Convention collective nationale. Enfin celle en rapport avec l’emploi pose aussi le problème des fusions, des restructurations, des regroupements de caisses et de services. Cela  implique de revendiquer l’arrêt des suppressions de postes et le maintien de tous les organismes avec tous leurs centres, services et établissements.

 

La Fédération CGT a déclaré être en accord avec ces revendications. Le SNFOCOS a indiqué que l’augmentation de la valeur du point et le maintien du 13ème mois étaient des revendications de nature à rassembler. La CFDT a précisé que  ses instances ne s’étaient pas encore réunies. Sur le 13ème mois elle n’avait pas d’avis tranché mais est d’accord sur le fait que la négociation doit d’abord porter sur la valeur du point. 

 

Les autres organisations ont indiqué au cours de la réunion qu’elles étaient pour l’augmentation de la valeur du point.

 

Dans la discussion sur les moyens d’action, le secrétaire de la section fédérale a rappelé que FO ne s’engagerait pas dans un cycle de journées d’action à répétition. On l’a vu avec ce qui s’est passé pour les retraites : ce n’est pas comme cela qu’on peut gagner ! La question de la grève était posée et elle l’est toujours.

 

La discussion a  porté sur la proposition de la fédération CGT visant à organiser une manifestation nationale à Paris vers la fin du mois de janvier et en tout état de cause avant les congés de février.

 

La délégation FO a demandé ce que la fédération CGT entendait par manifestation nationale et comment elle envisageait l’organisation de cette initiative ?

 

La fédération CGT a expliqué qu’il était envisagé plutôt un rassemblement national composé de délégation des différents organismes mais sans appel à la grève au niveau national tout en précisant qu’il fallait envisager des débrayages dans les caisses. Il s’agit pour eux d’un point de départ.

 

La délégation FO a indiqué être tout à fait favorable à un rassemblement national  de délégués comme point de départ de la construction d’une action nationale unie pour obtenir les revendications.

Si cette initiative devait se concrétiser la date du 8 février 2010 a été retenue.

 

C’est ensuite que le Secrétaire de la Section fédérale a proposé à toutes les organisations syndicales  de s’adresser au directeur du Comex  afin de lui demander de recevoir le 4 janvier 2010 les organisations syndicales pour qu’elles lui exposent les revendications.

 

 

 

La CFDT a demandé que le maintien du 13ème mois ne figure pas dans les revendications compte tenu que ses instances ne s’étaient encore prononcées. Son représentant laissant entendre que les militants n’allaient vraisemblablement pas être d’accord avec la remise en cause du 13° mois. Par souci d’unité, tout le monde a été d’accord pour respecter cette demande.

 

En revanche nous avons précisé ensuite à la CGT, que dans le cadre d’une initiative commune cette revendication devrait être expressément mentionnée afin que les agents ne soient pas trompés. Ce avec quoi la fédération CGT est tout à fait d’accord.

 

Il a été confirmé depuis cette réunion interfédérale que la réunion avec le Président du Comex aura bien lieu le 4 janvier 2010 à 15 heures à l’Ucanss.

 

Une interfédérale devrait se tenir à la suite.

 

 

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