Chèque-Transport Mort-né et carburant toujours plus cher.

Publié le par FOCAF13

Le chèque-transport concédé par le gouvernement Villepin, [1] suite à l’exigence exprimée notamment par F-O, de voir compenser une partie des frais de transports que les salariés engagent pour aller travailler chez leurs employeurs, ceci alors que leur pouvoir d’achat ne cesse de diminuer, est aujourd’hui mort-né, un an après son lancement officiel.

Le ministre du Travail M. X. Bertrand vient d’ailleurs de le reconnaitre publiquement, en en attribuant la faute aux opérateurs qui ne s’y intéresseraient pas, tout comme les entreprises.

Zéro chèque n’a été émis, a confirmé l’agence nationale des services à la personne (ANSP), chargée d’habiliter les émetteurs.

Faut dire qu’à la fin de l’année 2007, le gouvernement aurait renoncé au chèque transport, affirme dans un communiqué le Groupement des autorités responsables de transports publics, notamment à cause de "modalités de fonctionnement complexes et peu modernes".

Un avis partagé par Jean-François Veysset, de la CGPME : "le chèque transport était trop compliqué, non sécurisé pour les employeurs, et trop restrictif" pour les salariés.

Rappelons qu’en contrepartie d’exonérations de charges sociales et fiscales, ce titre de paiement conçu à l’identique du chèque-restaurant ou chèque-vacances, le chèque-transport était proposé à leurs salariés, par des entreprises volontaires.

Précisons également que s’il était d’abord destiné aux déplacements des salariés en transports collectifs, les travailleurs pouvaient aussi l’utiliser pour acheter du carburant quand ils se transportaient pour se rendre dans des zones non desservies par ceux-ci ou lorsqu’ils bossaient suivant des horaires atypiques.

Le secrétaire général de FO J-C. Mailly a déclaré qu’il était "inacceptable que le dossier soit enterré", au moment où le pouvoir d’achat préoccupe une majorité de Français. "Si c’est compliqué, que le gouvernement révise la procédure, ou qu’il fasse une prime (de transport), mais qu’il aille vite", a-t-il ajouté.

Maintenant que, suite à une spéculation intensive que tous les responsables économiques laissent se développer, le baril de pétrole a dépassé la barre des 100 $, qu’il ne descendra plus jamais en dessous des 70-80 $ d’après l’un des pontes de ce marché, il est devenu plus qu’urgent que le gouvernement actuel agisse, en décidant par une loi, de la pleine prise en charge par l’employeur des frais de déplacement engagés réellement pour aller et revenir du travail, par le moyen du remboursement de ceux-ci à tous les salariés sur leur fiche de paie.

Si le chèque transport a finalement été euthanasié par les pouvoirs publics et les patrons réunis, alors oublions-le et faisons naître maintenant et vite, l’obligation patronale du remboursement des frais réels engagés par les salariés pour se transporter au lieu de travail, directement sur leur fiche de paie.

Oui, nous devons être financièrement soutenus quand nous allons travailler !

(1)Dans le cadre de la loi sur la participation du 30 décembre 2006 et lancé par un décret d’application en février 2007.

 

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