Salaires.... Suite

Avec un taux d'inflation 2008 prévu à plus de 3 % et après des politiques salariales 2007 modestes, les négociations annuelles obligatoires qui s'ouvrent en cette fin d'année s'annoncent tendues.
Toute l'année 2008 aura été marquée par une insatisfaction croissante sur les questions des salaires et du pouvoir d'achat. Une enquête annuelle sur les salaires indique en effet que la moitié des cadres ont perdu du pouvoir d'achat en 2007.
2008 n'a pas amélioré la donne avec une hausse des prix de 3,6 % sur un an en juillet dernier et la croissance des postes de dépenses immobilier et énergie.
Les évolutions légales, telles que le rachat des jours de RTT, la possibilité de faire des heures supplémentaires ou le déblocage exceptionnel de la participation, n'ont pas suffit à calmer des salariés mécontents.
La colère a été amplifiée par les bons résultats dévoilés par les entreprises au premier trimestre et les politiques de versement de dividendes.
La multiplication des augmentations d’éléments annexes au salaire est inquiétante. La mise en avant d’éléments variables – intéressement et participation- ou volatiles – stock-options ou actions gratuites- est un piège pour les salariés qui savent bien que le salaire est et doit rester l’élément essentiel à revaloriser.
Quoi qu’en pensent les chefs d’entreprise et leur DRH, la chute de l'inflation en fin d'année et le contexte économique de crise ne devraient pas limiter les revendications légitimes des syndicats.
Tous en grève le 12 novembre 2008
Pour l’augmentation significative et conséquente
de la valeur du point pour 2008
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